Votre visiteur décide en une seconde s'il est au bon endroit, et cette seconde se joue sur une photo, pas sur un paragraphe. C'est la partie du site qu'on prépare le moins, et celle qui fait le plus de différence.
Rassurez-vous tout de suite : une photo moyenne de votre atelier vaut mieux qu'une image parfaite qui n'est pas la vôtre. Le sujet compte plus que l'appareil.
Les images achetées vous desservent presque toujours
Le bureau lumineux avec quatre collègues qui rient devant un ordinateur, tout le monde l'a déjà vu passer. Votre visiteur ne se dit pas que c'est joli, il se dit qu'il ne voit pas où il met les pieds.
Et s'il vous cherchait justement parce que vous êtes près de chez lui, il vient de perdre la seule information qui l'intéressait. Une banque d'images reste utile pour un fond ou une texture. Jamais pour représenter votre équipe, votre local ou votre travail.
Les six photos qui font appeler
| La photo | Ce qu'elle prouve |
|---|---|
| Votre devanture, prise depuis le trottoir | On vous reconnaîtra en arrivant. |
| Vous, de face, en tenue de travail | Il y a quelqu'un derrière ce site. |
| Un chantier ou un service en cours | Vous faites vraiment ce métier. |
| Un avant et un après côte à côte | Le résultat se voit, il n'est pas promis. |
| Votre équipe au complet, même à trois | On sait qui va venir. |
| Le détail de votre travail, de très près | Le soin se voit sans explication. |
Ces six familles couvrent l'essentiel d'un site vitrine. Tout le reste est du décor, et le décor se remarque surtout quand il remplace le fond.
Ce qui dessert, et qu'on voit partout
- Les photos sombres, prises le soir sous des néons.
- Les images pixellisées, récupérées sur Facebook ou dans un vieux site.
- Le logo posé en guise de photo, faute d'avoir mieux.
- Les captures d'écran de téléphone, avec la barre d'état et l'heure.
- Les photos de clients ou de salariés qui n'ont rien autorisé.
- La même image répétée sur six pages, qui donne l'impression d'un site vide.
Une photo trop lourde ralentit tout le site
Une image sortie d'un téléphone récent pèse plusieurs mégaoctets. Mise en ligne telle quelle, elle est téléchargée en entier par chaque visiteur, y compris celui qui est en 4G dans sa voiture. Six photos comme celle-là sur la page d'accueil, et le site met huit secondes à s'afficher.
Le travail consiste à redimensionner chaque image à la taille où elle sera réellement affichée, puis à l'enregistrer dans un format moderne. On divise le poids par dix ou vingt sans que l'œil voie quoi que ce soit. C'est fait d'office sur les sites que je livre, et c'est l'une des premières choses que je corrige sur un site existant.
Combien de photos, et dans quel ordre ?
Une vingtaine d'images utilisables pour un site vitrine, dont on en gardera huit à douze. L'ordre compte autant que le nombre.
- En haut de la page d'accueil, votre travail ou votre lieu, jamais un bandeau décoratif.
- Sur chaque page de prestation, une image de cette prestation-là, pas une image générale.
- Sur la page à propos, vous, en grand.
- Dans la galerie, vos meilleures réalisations d'abord, pas les plus récentes.
Une galerie a du sens dès que votre travail se juge à l'œil : maçonnerie, coiffure, décoration, restauration. C'est une option à 150 €, et elle remplace trois paragraphes d'explication.
Et si je n'ai aucune photo ?
On commence avec ce que vous avez et on complète ensuite. Un site publié avec six photos correctes vaut mieux qu'un site repoussé de trois mois en attendant un reportage. Les images se remplacent en cinq minutes une fois le site en ligne, et personne ne vous en voudra d'avoir progressé.
Si vous partez vraiment de zéro, je vous donne la liste des prises de vue à faire, dans l'ordre, avec le cadrage attendu. La plupart des clients la traitent en une matinée, en même temps que le reste de ce qu'il faut réunir.