Un site qui affiche son texte tout de suite paraît rapide, même s'il continue à charger pendant trois secondes. Un site qui reste blanc puis apparaît d'un coup paraît lent, même s'il a fini plus tôt. Le chronomètre dit la même chose dans les deux cas, le visiteur non.
C'est pour ça qu'un score de vitesse ne suffit pas à juger un site, et qu'on peut passer des heures à l'améliorer sans que personne le remarque.
Ce que votre visiteur ressent vraiment
- Le moment où quelque chose apparaît, n'importe quoi, plutôt que du blanc.
- Le moment où il peut lire, sans zoomer ni attendre la suite.
- Le moment où il peut toucher un bouton et où il se passe quelque chose.
- Le fait que rien ne bouge sous son doigt une fois la page affichée.
Ces quatre sensations portent des noms techniques, et Google les mesure une par une. Vous n'avez pas besoin des noms. Vous avez besoin de savoir qu'un site se juge à ces moments-là, et pas à une durée totale.
Le défaut le plus énervant ne ralentit rien
Vous commencez à lire, une image finit de charger au-dessus du texte, tout descend d'un coup, et vous cliquez sur autre chose que ce que vous visiez. Techniquement, la page était rapide. Pour le visiteur, elle est ratée.
La correction est simple et elle ne se voit pas : réserver la place de chaque image avant qu'elle arrive, ne pas insérer de bandeau en cours de route, et charger les polices sans faire sauter le texte.
Ce qui pèse vraiment, dans l'ordre
| La cause | Ce que ça coûte | Ce qu'on fait |
|---|---|---|
| Les images non préparées | Plusieurs secondes, toujours | Redimensionner et convertir chaque image |
| Les scripts de suivi et les widgets | Une à trois secondes | En garder deux, supprimer le reste |
| Les polices d'écriture | Un texte invisible pendant une seconde | Deux polices au maximum, servies depuis le site |
| Un hébergement mutualisé saturé | Une seconde avant le premier octet | Changer d'hébergement, souvent le plus rentable |
| Les extensions empilées | Le premier poste sur un vieux site | Faire le tri, une par une |
| Une vidéo qui démarre seule | Plusieurs mégaoctets avant toute lecture | Une image cliquable à la place |
Faut-il courir après le score de cent sur cent ?
Non. Passer de trente à quatre-vingts change la vie de vos visiteurs. Passer de quatre-vingts à cent demande souvent autant de travail que tout le reste, pour un gain que personne ne perçoit.
Méfiez-vous aussi d'un score mesuré sur ordinateur : il est presque toujours flatteur. C'est la note obtenue sur téléphone qui reflète vos vrais visiteurs, et c'est celle-là que Google regarde.
La vitesse fait-elle remonter sur Google ?
Un peu directement, et beaucoup indirectement. C'est un critère parmi des centaines, donc elle ne transformera pas un site mal fichu en premier résultat. En revanche, un visiteur qui repart au bout de deux secondes parce que rien ne s'affiche, ça, Google le voit, et ça compte.
Autrement dit, travaillez la vitesse pour vos clients. Le référencement suivra tout seul.
Ce qu'on peut corriger en une heure
- Remplacer les images les plus lourdes de la page d'accueil.
- Supprimer les scripts de réseaux sociaux que plus personne n'utilise.
- Retirer la fenêtre qui s'ouvre dès l'arrivée.
- Ramener les polices à deux, et les servir depuis votre site.
- Vérifier que la mise en cache est bien activée chez l'hébergeur.
Ces cinq points règlent la plupart des cas. Au-delà, quand la lenteur vient de la structure du site elle-même, il faut un diagnostic complet : c'est l'audit à 290 €, ou le travail de fond de l'option SEO avancé à 350 €.
Et si le site a plus de cinq ans, comparez honnêtement le coût des corrections à celui d'une refonte. Passé un certain point, on répare une structure qui n'était pas prévue pour les téléphones d'aujourd'hui.