Technique•7 min de lecture

Site rapide ou site qui paraît rapide : quelle différence ?

Deux sites au même score de vitesse peuvent donner deux impressions opposées. Ce qui compte pour votre chiffre d'affaires, c'est la deuxième, pas le score.

Un site qui affiche son texte tout de suite paraît rapide, même s'il continue à charger pendant trois secondes. Un site qui reste blanc puis apparaît d'un coup paraît lent, même s'il a fini plus tôt. Le chronomètre dit la même chose dans les deux cas, le visiteur non.

C'est pour ça qu'un score de vitesse ne suffit pas à juger un site, et qu'on peut passer des heures à l'améliorer sans que personne le remarque.

Ce que votre visiteur ressent vraiment

  • Le moment où quelque chose apparaît, n'importe quoi, plutôt que du blanc.
  • Le moment où il peut lire, sans zoomer ni attendre la suite.
  • Le moment où il peut toucher un bouton et où il se passe quelque chose.
  • Le fait que rien ne bouge sous son doigt une fois la page affichée.

Ces quatre sensations portent des noms techniques, et Google les mesure une par une. Vous n'avez pas besoin des noms. Vous avez besoin de savoir qu'un site se juge à ces moments-là, et pas à une durée totale.

Le défaut le plus énervant ne ralentit rien

Vous commencez à lire, une image finit de charger au-dessus du texte, tout descend d'un coup, et vous cliquez sur autre chose que ce que vous visiez. Techniquement, la page était rapide. Pour le visiteur, elle est ratée.

La correction est simple et elle ne se voit pas : réserver la place de chaque image avant qu'elle arrive, ne pas insérer de bandeau en cours de route, et charger les polices sans faire sauter le texte.

Ce qui pèse vraiment, dans l'ordre

La causeCe que ça coûteCe qu'on fait
Les images non préparéesPlusieurs secondes, toujoursRedimensionner et convertir chaque image
Les scripts de suivi et les widgetsUne à trois secondesEn garder deux, supprimer le reste
Les polices d'écritureUn texte invisible pendant une secondeDeux polices au maximum, servies depuis le site
Un hébergement mutualisé saturéUne seconde avant le premier octetChanger d'hébergement, souvent le plus rentable
Les extensions empiléesLe premier poste sur un vieux siteFaire le tri, une par une
Une vidéo qui démarre seulePlusieurs mégaoctets avant toute lectureUne image cliquable à la place

Faut-il courir après le score de cent sur cent ?

Non. Passer de trente à quatre-vingts change la vie de vos visiteurs. Passer de quatre-vingts à cent demande souvent autant de travail que tout le reste, pour un gain que personne ne perçoit.

Méfiez-vous aussi d'un score mesuré sur ordinateur : il est presque toujours flatteur. C'est la note obtenue sur téléphone qui reflète vos vrais visiteurs, et c'est celle-là que Google regarde.

La vitesse fait-elle remonter sur Google ?

Un peu directement, et beaucoup indirectement. C'est un critère parmi des centaines, donc elle ne transformera pas un site mal fichu en premier résultat. En revanche, un visiteur qui repart au bout de deux secondes parce que rien ne s'affiche, ça, Google le voit, et ça compte.

Autrement dit, travaillez la vitesse pour vos clients. Le référencement suivra tout seul.

Ce qu'on peut corriger en une heure

  • Remplacer les images les plus lourdes de la page d'accueil.
  • Supprimer les scripts de réseaux sociaux que plus personne n'utilise.
  • Retirer la fenêtre qui s'ouvre dès l'arrivée.
  • Ramener les polices à deux, et les servir depuis votre site.
  • Vérifier que la mise en cache est bien activée chez l'hébergeur.

Ces cinq points règlent la plupart des cas. Au-delà, quand la lenteur vient de la structure du site elle-même, il faut un diagnostic complet : c'est l'audit à 290 €, ou le travail de fond de l'option SEO avancé à 350 €.

Et si le site a plus de cinq ans, comparez honnêtement le coût des corrections à celui d'une refonte. Passé un certain point, on répare une structure qui n'était pas prévue pour les téléphones d'aujourd'hui.

Les questions qu'on me pose

Combien de temps un site doit-il mettre à s'afficher ?

Le contenu principal doit apparaître en moins de deux secondes et demie sur téléphone, en conditions réelles, pas en fibre au bureau. Au-delà de trois secondes, une partie des visiteurs est déjà repartie, et ce sont les plus pressés, donc souvent ceux qui allaient appeler.

Un site rapide coûte-t-il plus cher ?

Pas s'il est prévu rapide dès le départ : les images préparées, les polices limitées et le code léger ne se facturent pas en plus, ils font partie du travail. Ce qui coûte cher, c'est de rattraper la vitesse d'un site existant, parce qu'il faut souvent défaire ce qui a été empilé au fil des années.

Pourquoi mon site est-il rapide chez moi et lent chez mes clients ?

Parce que votre navigateur a déjà tout en mémoire et que vous êtes probablement en fibre. Vos clients, eux, arrivent pour la première fois, souvent en 4G. Testez toujours sur un téléphone, hors de votre connexion habituelle, sur une page jamais ouverte.

Le score PageSpeed est-il fiable ?

C'est un indicateur utile, pas une note de valeur. Il varie d'un test à l'autre, il juge une seule page, et il pénalise des choses que vos visiteurs ne ressentent pas. Regardez plutôt la tendance sur plusieurs mesures, sur vos pages importantes, et surtout sur la version mobile.

Un prix clair, en temps réel.

Composez votre projet et voyez le tarif se calculer instantanément. Vous lancez avec un acompte de 50 %, le solde est dû avant la livraison. Aucun coût caché.

  • Prix calculé en temps réel
  • Acompte de 50 % pour lancer
  • Devis & facture automatiques