On repousse, on se dit qu'on s'y mettra dimanche, et le projet dort six semaines. Ce n'est presque jamais par manque de temps : c'est qu'on ne sait pas par où commencer, et qu'on croit qu'écrire un site demande un vocabulaire particulier.
Il n'en demande aucun. Et la bonne nouvelle, c'est qu'une bonne moitié des textes d'un site ne s'écrit pas : elle se recopie de ce que vous dites déjà au téléphone toute la journée.
Personne ne peut écrire ça à votre place
- Ce que vous faites exactement, et surtout ce que vous ne faites pas.
- Les questions que vos clients vous posent avant de se décider.
- Ce qui vous distingue vraiment de celui qui travaille dans la rue d'à côté.
- Vos conditions : zone d'intervention, délais, façon de travailler.
Attention, fournir n'est pas rédiger. Des notes en vrac, des phrases sans ponctuation, un message vocal de trois minutes : tout ça se met en forme facilement. Une page blanche, non.
Écrivez comme vous parlez, c'est plus efficace
Le réflexe, devant un site, est de prendre un ton de plaquette : « acteur incontournable », « solutions sur mesure », « à votre écoute depuis 1998 ». Le problème est double. Vos concurrents écrivent exactement la même chose, donc ça ne vous distingue pas, et personne ne tape ces mots-là sur Google.
Le test qui règle la question : lisez votre paragraphe à voix haute. Si vous ne le diriez jamais à un client assis en face de vous, il est à refaire.
Employez les mots de vos clients, pas ceux du métier
| Ce que vous écririez | Ce que vos clients tapent |
|---|---|
| Solutions d'aménagement extérieur | Pose de terrasse en bois |
| Prestations capillaires | Coiffeur ouvert le lundi |
| Accompagnement juridique | Avocat divorce |
| Restauration traditionnelle | Restaurant terrasse le midi |
| Maîtrise d'œuvre tous corps d'état | Rénovation appartement entier |
La colonne de droite n'est pas moins sérieuse que celle de gauche. Elle est simplement celle qu'on tape dans la barre de recherche. Écrivez-la, et gardez la gauche pour vos documents officiels.
Ce qu'il vaut mieux confier à quelqu'un
- Les titres et descriptions qui s'affichent dans Google : ils obéissent à des longueurs précises.
- Les mentions légales, les conditions de vente et la page de confidentialité.
- La page d'accueil, qui doit résumer tout le site sans répéter aucune page.
- Les textes de boutons, qui se jouent au mot près.
La rédaction complète des pages est une option à 290 € dans mon configurateur. Elle n'a d'intérêt que si la page blanche vous bloque vraiment. Sinon, vous donnez le fond, je reprends la forme, et ça ne vous coûte rien de plus.
Combien de texte faut-il par page ?
Assez pour répondre, pas plus. Une page de prestation complète tient en cinq cents à huit cents mots : ce que vous faites, pour qui, comment ça se passe, ce que ça coûte, et les questions fréquentes. En dessous de trois cents mots, Google considère souvent qu'il n'y a rien à lire.
Une page longue n'est pas pour autant un mur. Un titre tous les trois paragraphes, des listes, un tableau dès qu'il y a des chiffres, et on lit sans effort.
Faut-il écrire ses textes avec une intelligence artificielle ?
Pour débloquer un plan ou alléger une phrase lourde, oui, ça rend service. Pour produire la page entière, non. Le texte sort lisse, interchangeable, et il ne contient rien que vous êtes seul à savoir. Votre avantage sur vos concurrents, c'est précisément ce qu'une machine ignore de votre métier.
Si vous vous en servez, gardez l'ordre des choses : vous fournissez la matière, l'outil met en forme, vous relisez tout à voix haute. Jamais l'inverse.
Par où commencer cette semaine
- Un message vocal par prestation, trois minutes chacun.
- La liste des cinq questions qu'on vous pose le plus souvent.
- Vos conditions, écrites une fois : zone, délais, façon de travailler.
- Trois phrases que vous dites toujours en rendez-vous, notées telles quelles.
Quatre choses, faisables dans la voiture entre deux chantiers. C'est le point de départ de tous les sites qui avancent vite.