Un site traduit donne une impression d'ouverture. Mais une traduction a un coût à la création, puis à chaque modification, puisque chaque texte changé doit l'être dans toutes les langues. Elle ne se justifie que si des clients étrangers vous cherchent vraiment.
Trois cas où la traduction rapporte
- Une partie de vos clients ne parle pas français : location saisonnière, nautisme, conciergerie, immobilier de prestige.
- Vos clients étrangers vous cherchent avant d'arriver, depuis chez eux, dans leur langue.
- Vous vendez en ligne et vous livrez à l'étranger.
C'est le cas de Sun Coast Yachting, dont la clientèle est en grande partie étrangère : un site uniquement en français y perdrait des demandes chaque semaine.
Les cas où elle ne sert à rien
Un plombier, un cabinet comptable ou un coiffeur travaillent surtout pour une clientèle locale, qui cherche en français. Les quelques étrangers installés dans la région se débrouillent avec la traduction intégrée de leur navigateur. Pour eux, une version anglaise n'apportera presque aucun client.
Pourquoi éviter le bouton de traduction automatique ?
Les modules qui traduisent la page à la volée paraissent malins : une langue en plus, sans rien faire. Mais ces pages traduites n'existent pas vraiment pour Google, qui ne les affiche donc jamais à un client étranger. Et les tournures approximatives font l'effet inverse de celui recherché, surtout sur une clientèle haut de gamme.
Une vraie version traduite a ses propres adresses de pages, par exemple votre-site.fr/en/, que Google peut indexer et proposer aux internautes anglophones. C'est ce qui la rend utile.
Faut-il tout traduire ?
Non. Traduisez les pages qui servent à décider et à contacter : l'accueil, les prestations, les tarifs s'ils sont en ligne, le contact. Les actualités, les mentions légales détaillées ou un blog peuvent rester en français sans gêner personne.
| La page | À traduire ? |
|---|---|
| Accueil et prestations | Oui, toujours |
| Contact et réservation | Oui, c'est là que se joue la demande |
| Page à propos | Oui, en version courte |
| Blog et actualités | Rarement, sauf si vous visez des recherches à l'étranger |
| Mentions légales | Facultatif |
Qui doit écrire la traduction ?
L'intelligence artificielle donne aujourd'hui une très bonne première version. Faites-la relire par une personne dont c'est la langue maternelle, ne serait-ce qu'une heure : elle corrigera les formulations qui sonnent étrange et les termes de votre métier mal rendus.
La version multilingue est une option à 290 € par langue ajoutée. Elle comprend la mise en place technique, pour que Google présente la bonne langue au bon visiteur.